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Histoire et histoires de Pornichet

Histoire et histoires de Pornichet

Patrimoine, personnalités, villas...

Quand à Pornichet on construisait des automobiles...

Au début du 20ème siècle, une usine d'automobiles et de cycles étaient installée place Foch (place du Dauphin).

Au début, un petit chalet Impétus pour vendre des cycles... (à gauche)

Au début, un petit chalet Impétus pour vendre des cycles... (à gauche)

Vers 1895, Henri Hertel, un Parisien, se lance dans la construction d'automobiles. Il ouvre sa première usine à Levallois-Perret et la baptise Impetus, inspiré de l'adjectif "impétueux", qui, selon lui, caractérise le mieux la qualité de ses voitures. Solides, simples et élégantes, ces voitures équipées d'un moteur de Dion-Bouton connaîtront un tel succès qu'elles seront présentées à l'exposition universelle de 1900, à Paris. Entre-temps, Henri Hertel décide d'implanter une seconde usine à Pornichet, petite station balnéaire bien connue des hommes d'affaires, hommes de lettres et artistes, qui viennent profiter des bienfaits des bains de mer. Pour cette clientèle, désireuse de découvrir les paysages bretons, il accole à son usine, un magasin. Celui-ci sert de salle d'exposition et de location, et permet de proposer également aux chauffeurs, un atelier de réparation "le seul de la région, dont l'outillage et le personnel permettent de faire sur l'heure toute réparation de cycles et d'automobiles, ainsi que le nickelage et l'émaillage au four".

L'Usine Impétus

L'Usine Impétus

La fameuse voiture Impetus...

La fameuse voiture Impetus...

Parallèlement à la construction d'automobiles, Henri Hertel, construit dans ses usines des motocyclettes et bicyclettes appelées les Cycles Impetus. Sur route ou sur piste, ces cycles connaissent un vif succès auprès des Pornichétins et des villégiateurs. Pour pouvoir en vendre et réparer davantage, il fait construire (sur les actuelles voies Monnier, Collet et Gilbert Vaillant) un vélodrome à virages relevés et à piste cimentée, d'une longueur de 200m. Bien que modeste d'apparence, ce vélodrome est fréquenté par un grand nombre d'amateurs et de professionnels de la région tels Gabriel Poulain, champion de vitesse ou Lucien Petit-Breton, vainqueur du Tour de France.
Après la première guerre mondiale, le vélodrome est détruit pour laisser place à de nouvelles villas. Seule, subsiste encore, avenue Gilbert Vaillant, la tour d'où l'on chronométrait les coureurs.

 

Un vélodrome aux virages relevés...

Un vélodrome aux virages relevés...

Quand à Pornichet on construisait des automobiles...

Malgré le succès commercial de ses automobiles et des ses cycles, il n'est pas facile pour Henri Hertel de s'improviser industriel. Il a beaucoup plus dépensé qu'il n'a gagné. Aussi est-il contraint de fermer ses usines et devient lieutenant d'équipage. Il sillonne les mers à bord de grands bateaux et fait plusieurs fois le tour du monde jusqu'en 1919. Date à laquelle il revient à Pornichet s'occuper de ses divers biens immobiliers et, part s'installer, en 1921 au Nord de la Bretagne, pour une retraite bien méritée. Henri Hertel (1870-1949)

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